lundi 27 février 2017

REVIEW | Red Queen "Star Blood" French version



RED QUEEN – Star Blood (2016)
Nu metal industriel

Tracklisting

1.Asyphyx
2.Naked
3.Star Ruby
4.Insidious
5.Alchemy.
6.Hold me, Thrill me, Kiss Me, Kill Me (Bonus Digital Track)

Peu après l'avoir annoncé sur l'ensemble des réseaux sociaux associés au groupe et ses deux membres principaux, DEMONA MORTISS devient RED QUEEN. C'est en 2009 que naît tout d'abord DEMONA MORTISS, à Los Angeles aux Etats-Unis. Fruit de la collaboration d'Elena Vladi (chant) et Patrick Crisci (guitare et arrangement), le groupe se fait connaître du public grace aux morceaux 'Asyphyx', 'Inverted Heaven' ou encore 'Lost'. Si une poignée d'amateurs de nu metal industriel s'attache rapidement aux sonorités électrifiantes du groupe californien, c'est finalement sous le nouveau RED QUEEN, acquis en 2015, qu'ils annoncent la sortie officielle du tout premier album Star Blood l'année suivante. Celui-ci reprend certains des titres déjà connus du public tels qu''Asyphyx', 'Insidious' et 'Star Ruby'. Le pari est osé puisque l'album ne comprend que six titres dont le fabuleux 'Naked', sorti peu de temps avant Star Blood, en version digitale, et surtout 'Hold Me, Thrill Me, Kiss Me, Kill Me', l'unique morceau bonus du CD. La réception de l'album est satisfaisante, notamment auprès des tous premiers aficionados de l'ex-DEMONA MORTISS, mais ne garantit en rien une tournée, ne serait-ce que sur le sol américain. Bien plus qu'à l'instar d'autres groupes alternatifs de la scène industrielle, RED QUEEN se montre époustouflant d'efficacité musicale. Sombre et envoûtante, la voix d'Elena Vladi se marie aisément aux arrangements du son de Crisci qui maîtrise avec brio l'alternance de vocalités claires et de screamos. L'album entame alors son épopée avec 'Asyphyx', comme pour rappeler d'où vient le groupe et faire part d'un clin d'oeil aux fameux premiers aficionados du groupe. Star Blood ouvre ensuite la porte à 'Naked' et dévoile l'évolution du groupe. Bien que la qualité musicale de RED QUEEN ait encore matûré depuis ses débuts sous sa première dénomination, le duo reste farouchement fidèle à ses racines et son style. 'The Star Ruby' explore une facette bien plus mélodique de RQ, basée sur une alternance délicieusement équilibrée de séquences sombres, violentes, déchirantes et obscures. Sur fond de sonorités plus gothiques, le titre se charge d'une plus grande mélancolie, d'une souffrance plus subtile. Difficile, néanmoins de ne pas inclure l'excellent 'Insidious' à la palette de l'album. Devenu un véritable hymne pour le groupe, le titre allie parfaitement riffs puissants et caisse massive, chargée de vibrations saturées pour venir compléter la maîtrise vocale d'une Elena Vladi à son meilleur sur un titre qui porte l'inquiétude, la folie et la vengeance à son paroxysme. Plus bien prononcés que sur l'ensemble des autres titres, le rythme et la composition vocale se font le magistère de la sincérité et de la ferveur. 'Alchemy' transpire, en revanche, la dévotion et l'extase des ambiances plus vaporeuses et fumeuses. L'oreille est enivrée, les sens sont sublimés. C'est d'ailleurs sur cette note que l'album touche à sa fin, bien que plus rock n' roll, avec 'Hold Me, Thrill Me, Kiss Me, Kill Me' en qualité de titre bonus. Sans prétension, Star Blood aura su ravir notre appétit, nous ravir tout court. Après près de deux ans de disparition de la scène musicale, il a déjà été surprenant de voir revenir DEMONA MORTISS, devenu RQ, et de quelle manière. Court mais fulgurant, concis mais saisissant, Star Blood est un avant-goût des délices que RED QUEEN saura nous offrir dans un future plus proche qu'on ne le croit. En effet, Patrick Crisci révèle, le 21 février dernier, le retour en studio du groupe et dévoile ses premières impressions en direct de Las Vegas, Nevada. Plus important encore, il pourrait s'agir des meilleurs titres produits par le groupe à ce jour et les débuts d'une tournée promotionnelle incluant des concerts par-delà les Etats-Unis ? Des dates européennes à prévoir ? Cela va s'en dire que l'on ne s'en plaindrait pas.

 (c) 2017 for VerdamMnis

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